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A. Barbosa et C. Brunet

Un peu d'histoire

En 1978 Catherine travaille chez un éleveur en Normandie avec des brebis Romanoff, puis elle descend en Provence et trouve son premier travail de bergère chez un éleveur transhumant dans le Var (brebis race Pré Alpes).

En 1979, Arsène quitte la région de Nancy et trouve son premier travaille de berger en Provence. (Brebis race Pré Alpes). Arsène et Catherine se rencontrent à l’Ecole de bergers du Merle à Salon de Provence en 1980( Brebis race mérinos d’Arles dite Métisse).

Naissance de l’aîné des garçons en mars 1982 et ses premières expériences de berger dans les Alpes. A la recherche de terres pour s’installer, en fonction du travail de berger salarié trouvé, les voilà qu’ils arrivent en Ariège…
 
Distribution de sel
Distribution de sel
En 1983 ils achètent leurs 100 premières brebis (race montagne noire) et deviennent bergers sans terres pendant 1 ans. Naissance du 2 ème garçon en août 1983 et ses premières expériences d’éleveur à Mirepoix en Ariège .

En juin 1985 première inscription à la MSA, en janvier 1986 installation en GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun) avec une personne responsable d’une structure d’accueil de jeunes adolescents en difficulté. Arsène devient Jeune Agriculteur et leur troupeau varie entre 250 et 300 brebis suivant les aléas des problèmes rencontrés.

En 1990 ils transforment le troupeau en tarasconnaise et cherchent une estive car l’herbe manque l’été dans les coteaux d’Artigat. Naissance du 3 ème garçon et ses premières expériences de berger éleveur transhumant en Pyrénées Orientales.
 
La bergerie
La bergerie

En 1991 Arsène reprend le métier de berger salarié l’été, 2 années à Mantet dans les Pyrénées Orientales. Catherine le rejoint l’été avec les 3 enfants pendant les vacances scolaires...

En 1994, ils doivent quitter les coteaux car la ferme est en vente et qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter. Ils décident d’aller en montagne. Le soutien de certains éleveurs les mène à Siguer. C’est Arsène qui fait le choix de s’installer à Centraus du fait de son exposition, saine pour les brebis et ses rencontres avec l’ancien berger et éleveur de ce hameau. Celui-ci nous vend une parcelle en 1997 pour construire la bergerie. De 1994 à 1997 le troupeau est réparti dans 5 granges et la famille loge dans le village de Siguer. En 1997 construction de la bergerie. La pénibilité des allers et venues entraîne l’aménagement d’une partie du dessus de la bergerie en habitation en 2000.

 

L'exploitation

Toutes les terres sont en location. Fermage emphytéotique sur le communal et conventions pluriannuelles sur le privé. Seulement une 10zaine d’ha à récupérer pour faire les foins. Aujourd’hui seulement 4 ha sont fauché le reste est encore en phase de « nettoyage ».

Le troupeau a diminué et varie entre 140 et 170 mères suivant les aléas économiques. Ce choix est dû à la transformation de l’exploitation en agriculture biologique, bien être des brebis par rapport à la surface de la bergerie. C’est aussi une volonté de mieux maîtriser la production qui ne l’était plus, du fait de l’enfrichement des terres, du non gardiennage, de la difficulté de gérer un grand troupeau dans cette zone de haute montagne escarpée.

 
Mais c’est aussi une volonté de résoudre les problèmes de cohabitation avec la chasse, le voisinage, et de s’adapter au retour de l’ours et à la venue probable du loup. Centraus l’hiver c’est de la neige pendant 1 à 3 mois suivant les années.
 
 

Nos « outils vivants » indispensables à notre vie pastorale : Loulou, border colley aujourd’hui seul pour garder, rassembler le troupeau avec Arsène. Solar et Rasta nos 2 chiens montagne des Pyrénées, dit « Patou » qui protègent notre troupeau de toute intrusion prédatrice que ce soit chiens divagants, faune sauvage, humaine quand le berger est absent ou dort.

La production

2 agnelages : 1 au printemps et 1 à l’automne quand cela est nécessaire. Les différents marchés utilisé sont : le broutard du pays de l’ours, des agneaux de Pâques, des agneaux pour la fête « el kabeir », du mouton ou quand le besoin d’argent se fait trop ressentir et le manque de place en bergerie, les derniers agneaux sont vendus au maquignon pour finir l’engraissement.

Ils nous servent aussi à payer nos fermages et / ou troquer contre des services. Les agneaux sont élevés sous la mère et complémentés avec des céréales à la descente d’estive. Les brebis de réforme sont transformées en merguez ou navarin suivant l’âge.

 

La faune sauvage

Passage d’ours sur l’exploitation au printemps et à automne et sur l’estive en été. Gypaètes, Isards, aigles, vautours, marmottes.

 

Tourisme : estive - exploitation

Nous n’avons rien pour le faire de manière organisée, pas aux normes, aussi cela se fait spontanément lors de rencontres en estive. Quand les liens se font, nous partageons des moments ensembles, repas, cabane… on peut se revoir à l’automne autour de crêpes, verres de cidre, discussions autour d’un café, d'un chocolat chaud... Il y a tellement de choses à raconter sur la vie que nous menons, qui nous entoure...

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